mardi 8 septembre 2009

Une virée au NOUVEAU-BRUNSWICK

Un west, un kayak et deux vélos au Nouveau-Brunswick et autres photos (été 2001)




Babar, prêt à partir !

2001 fut notre première année en tant que propriétaires de notre Westfalia 1981 baptisé Babar. Pourquoi Babar ? Tout simplement en raison de sa couleur (ivoire). Acheté de mononc Françoix Gagnon au printemps, il allait nous permettre de vivre un été fantastique avec notre kayak de mer, et ce sans pépins mécaniques ! Le voici donc prêt à partir pour le Nouveau-Brunswick; plus particulièrement vers la Baie de Fundy
Même en camping, on peut conserver nos goûts raffinés. Au menu : pâtes, bon vin et fromage. Miam !

Après plusieurs heures de route et un coucher en chemin, nous voilà donc installés au camping du parc national de Fundy, à deux pas du village d’Alma (oui oui, comme celui du Lac-St-Jean), un minuscule village de pêcheurs situé dans une petite baie où les marées sont parmi les plus hautes au monde.

Deux kayaks de mer dans la Baie de Fundy suivis de près par un cumulus
Le parc de la Baie de Fundy permet de se promener le long de la côte et offre des points de vue fantastiques…

À notre tour d’embarquer sur l’eau en longeant les falaises rougeâtres et en pagayant dans l’eau verte si froide. Tout au long de notre virée, le cor à brume se faisait entendre de l’autre côté de la baie, en Nouvelle-Écosse. Et pour cause, nous nous sommes retrouvés au beau milieu d’un banc de brouillard à trancher au couteau. Notre courte expédition ne nécessitant (en théorie) pas de boussole, nous avons dû se rapprocher de la côte pour ne pas la perdre de vue. Les paysages sont fantastiques et la température est de notre bord.




De retour sur la terre ferme, Babar les phares rivés vers la Nouvelle-Écosse


Malgré la sécheresse qui interdisait aux campeurs de faire des feux et aux gazons d’être verts, les arrangements floraux du parc étaient bien vivants…
Prochaine escale : Hopewell Rocks. On y retrouve les plus hautes marées au monde. À marée basse (comme sur les photos) on s’y promène à pied, mais, à marée haute, seuls les kayaks nous permettent de s’y aventurer.


Troisième escale : Shediac, pour les plages. Heureusement, parce que point de vue camping… il ne fallait pas avoir peur de la proximité disons ! À notre dernière journée, nous sommes allé faire un tour en ville, question de se piquer un bon repas dans une sympathique auberge où nous avons rencontré nul autre que l’illustre Zacharie Richard, dans la région pour un tournage ; et d’aller faire le plein de fruits de mer avant de repartir chez nous. Attention aux touristes, Shediac est la capitale du homard. Certains d’entre eux sont énormes et plutôt voraces. Par chance, le gentil pêcheur aux pantalons jaunes a pu me secourir….

En route pour Québec !! Après cette escapade des plus géniales où le beau temps était au rendez-vous, après des tournées en kayak de mer et des " rides " en vélo, nous retournons chez nous avec un sourire sur nos faces. 11 heures de route non-stop avec le kayak sur le toit et un maudit vent de face et Babar a fait tout ça comme un grand. Pas une goutte d’huile à rajouter et aucune surchauffe de notre bon vieux air-cooled de 67 hp.
À l’île d’Orléans, Babar a rencontré un petit frère 1982 diesel qui arrivait directement de l’Abitibi.

De retour chez nous, plusieurs aventures nous attendent en compagnie de notre fidèle west. Grâce à ce génial véhicule, nous avons pu nous promener un peu partout au Québec autant pour des sorties d’une fin de semaine, de deux semaines, du dimanche après-midi ou tout simplement pour faire l’épicerie !

Bilan de notre courte expérience westfalienne : Y’a rien de tel ! Un véhicule fiable, agréable à conduire où le camping devient le grand luxe. En se mettant au volant de Babar, l’univers se transforme. Les autos nous dépassent toutes, on roule à 100 km/h, la radio est à peine audible, mais on s’en fout. On a de l’espace, de la bonne humeur à revendre, d’autres westfaliens qui nous envoient la main et des néophytes qui viennent nous parler pour s’informer ou pour nous demander si notre west est à vendre. Avis aux intéressés, ce n’est pas pour tout de suite.

Donc, si vous apercevez un west ivoire avec un kayak sur le toit (ou non) mais avec assurément du monde souriants dedans, faites nous signe, on a toujours de la bière dans le frigo ! En attendant, on regarde fondre la neige dans l’attente de sortir Babar de son hibernation.

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